Des idées de titres ?
Mirabelle
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MessageSujet: Des idées de titres ?   Mer 27 Juin 2012 - 16:56

Alors, je vous poste le premier chapitre, en me dépêchant d’écrire le deuxième. J'espère pouvoir vous le poste samedi, vu que demain j'ai toute ma journée libre et que vendredi je vais à l'hôpital. Voilà, je crois que j'ai tout dit. Ah oui, et si vous avez une idée de titre, je suis preneuse, même si un titre ne s'improvise pas comme ça en lisant le premier chapitre.

CHAPITRE 1 : Première rencontre :

Elle avait 14 ans lors de notre première rencontre. J'en avais 27. Malgré son jeune âge, elle avait déjà son âme adulte, et moi, toujours mon âme enfant. Notre rencontre a tout changée, et après elle, plus rien n'a jamais été pareil.
Je me rappellerais toujours de la date de notre première rencontre. C'était le 4 septembre, jour de la rentrée des classes. J'abordais ma 3ème année de surveillante au collège Gandhi, à Meyzieu. Ce travail me permettait de payer une partie de mes études de psychologue, longue et coûteuse.
Pendant ces 2 longues années, j'avais eu le temps de tisser des liens avec bons nombres de collèges, plus précisément et plus intimement 2 : Faustine, jeune surveillante de 30 ans, élevant sa petite fille de 5 ans seule. Dès le début, le contact était passé entre nous et, aujourd'hui, elle est ma meilleure amie et ma confidente. Malgré quelques différences, comme la longueur de nos cheveux respectifs et nos types de lectures, nous avions beaucoup de points communs, particulièrement sur le physique. La deuxième personne avec laquelle j'ai tissé des liens est aujourd'hui l'homme de ma vie. Il se nomme Cyril ; il est professeur de sport dans le même collège que moi. Depuis 4 mois, nous avons emménagé ensemble et il me comble chaque jour de bonheur.
Comme tous les matins, il me tira du lit à 6h avec un baiser. Me relevant pour m'asseoir, je regardais mon réveil et me demandait pourquoi il m'avait réveillé si tôt. Soudain, tout me revint en mémoire : nous étions le 4 septembre, et c'était la rentrée des classes. Tel un automate, je me levais et me dirigeais vers la salle de bain, espérant qu'une bonne douche froide achèverait de me réveiller complètement.
Une demi-heure plus tard, je rejoignis Cyril, qui s'affairait dans la cuisine. Il me déposa distraitement un baiser sur le front, me murmurant à l'oreille que j'étais splendide. Je lui répondais en l'embrassant tendrement. Prenant son visage entre mes mains, il profita pleinement de ce moment de complicité qui n'appartenais qu'à nous deux, puis se dégagea doucement. Je le regardais s'éloigner avec un sentiment de tristesse. Poussant un long soupir, je me dépêchais de finir de mettre mes boucles d'oreilles, offertes par Cyril cet été pendant nos vacances en Corse. Après quoi, je bus en vitesse mon café et remontais dans notre chambre pour finir de me préparer.
Une demi-heure plus tard, Cyril faisait reculer agilement la voiture sur le chemin. Assise à ses côtés, un livre ouvert sur les genoux, j'étais dans mon monde. Celui des meurtres, des courses-poursuites en voiture, des suicides, des scènes de crimes …
Cyril me tira de mes pensées :
« Tu vas être malade à lire en voiture ! »
Je lui souris, et ferma mon livre, car je savais qu'il avait raison. Néanmoins, je répliquai pour la forme :
« Mais j'avais promis à Faustine que je lui rendrais aujourd'hui !
- Tu lui rendras demain, suggéra-t-il. De toute façon, je pense qu'elle sera trop occupée pour s'en rendre compte.
- Tu la connais pas, ripostai-je. »
Il soupira, et reporta son attention sur la route, qui défilait derrière son pare-brise. Je glissais mon livre dans mon sac, puis replaçait le battant amovible correctement. Me tournant vers la fenêtre, j'observais le paysage qui s'offrait à mes yeux. Par-delà les arbres qui bordaient la route, d'immenses champs s’étendaient à perte de vue. Certains étaient clôturés, et contenaient des chevaux, des ânes, des vaches ou encore des chèvres. Les autres étaient pour la plupart laissés en jachère. Au loin, on distingue une ville. Meyzieu. Avec ses 30 000 habitants, elle se dresse fièrement au milieu de la plaine.
Je suis née à des centaines de kilomètres d'ici, dans le Jura. J'ai grandie là-bas, heureuse. Malheureusement, le bonheur n'est pas éternel … Et je m'en suis rendue compte bien assez tôt. Alors que je n'avais que 15 ans, ma mère est morte dans un accident de voiture. J'ai élevée moi-même ma petite sœur, âgée d'à peine 3 mois au moment du décès de ma maternelle. A 18 ans, j'aie quittée ma région natale, déménageant à Lyon. Je voulais tout oublier de mon enfance, tout oublier de ma famille. Malgré mon départ, je n'ai jamais réussi à oublier. Quoi que ce soit. Ni les marques de freins sur la route. Ni la petite Twingo, couchée sur le toit dans le champ voisin. Ni les pleurs de ma petite sœur, qui ne comprenait pas ce qui se passait. Ni la souffrance silencieuse de mon père.
« A quoi tu penses, Coralie ?
- Rien, bafouillais-je, prise de court.
- Ça va pas ? me demanda-t-il en garant la voiture sur le bas-côté. Tu veux que je te ramène à la maison ? On est pas loin, tu sais !
- Non, non, c'est bon, merci. Je … réfléchissais.
- OK, OK, murmura Cyril, peu convaincu. Bon, tu es sur que c'est bon ?
- Ça va, je te dis, répliquai-je, impatiente d'en finir avec cette conversation qui me mettait mal à l'aise ; je détestais mentir.
Cyril se tourna vers moi, soucieux. Il ne connaissait qu'une minuscule partie de mon passé. Celle que je voulais bien lui raconter, la nuit, réveillée par mes cauchemars incessants. Dans ces moments-là, le seul endroit où je me sentais en sécurité, c'était au milieu de ses bras. Quand il m'entendait pleurer, il me serrait contre lui, me murmurant à l'oreille :
« Ça va aller Coralie, ça va aller … Calme toi, je suis là, c'est bon, là. Coralie, calme-toi, calme-toi … Tu es en sécurité avec moi, je ne laisserais personne te faire du mal … Calme-toi Coralie, calme-toi, tu vas voir, ça va aller. Je suis là, calme-toi, s'il te plaît Coralie, calme-toi, arrête de pleurer. Respire. Arrête de pleurer Coralie, je suis là, n'ai pas peur, personne ne te fera du mal. Calme-toi, ça va aller ma belle, je suis là, calme-toi, respire, calme-toi. »
La plupart du temps, je me calmais et me rendormait plusieurs après. Quelques fois, ça se passait moins bien. Il fallait même, certaines fois, m'emmener à l’hôpital en urgence ! Malaises, crises d'asthmes, épilepsie … Ces moments-là étaient certainement les pires. Car c'était mon corps qui prenait le dessus.
Effleurant doucement le bracelet en argent que je portais à mon poignet, je réfléchissais. Des dizaines de pensées m'assaillaient, et je devais en faire le tri pour réussir à en tirer quelque chose. Dix minutes plus tard, le conducteur du véhicule dans lequel j'étais assise me tapota l'épaule en annonçant :
« On est arrivés ! »
J'attrapais mon sac, respirais un bon coup, puis, sortant de la voiture, me préparais mentalement à ce qui allait suivre.
 
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