Olwèn [Fantasy]
Samlor
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MessageSujet: Olwèn [Fantasy]   Mar 6 Nov 2012 - 10:31

Je me lance!

Voici donc un remaniement du roman que j'ai commencé à écrire il y a... longtemps! Je le trouvais vraiment trop enfantin donc je commence à le réécrire!
A la fin de mon passage, il y a des termes non expliqués mais cela viendra. Je ne l'ai juste pas encore écrit!
J'avertis également que ce n'est que le tout début de mon histoire. Dans mon ancienne version, cela prenait 2 pages sur les 90 du premier tome. Maintenant, c'est plus que 2 pages, certes, mais j'ai choisi de commencer doucement pour pouvoir expliquer un peu comment fonctionne Olwèn avec les Laères et les Salamains. En fait, l'action commence peu après la fin de ce passage. Je posterais la suite dès que je l'aurais remaniée.



1.
Sahna se trouvait dans sa chambre, assise sur le rebord de la fenêtre entrouverte. Dehors, la lumière baissait au fur et à mesure que le crépuscule laissait place à la nuit ; les ombres des arbres de la forêt de Jaï, à l’arrière de la maison, s’allongeaient puis disparaissaient tandis que les bêtes sauvages les plus téméraires couraient déjà d’un buisson à l’autre, certaines de ne pas être remarquées par l’Homme. Elles ne pouvaient s’empêcher de sortir de la protection de Jaï sitôt que l’occasion se présentait. La nature d’Olwèn s’éveillait à la fin du jour, donnant un aperçu de ce qu’elle serait durant la nuit.
Toutefois, Sahna, le regard perdu, n’y faisait guère attention. Egarée dans d’angoissantes pensées, elle ne remarquait pas la beauté et la fragilité du moment.
Dans son esprit, elle ne voyait qu’une seule chose : le départ de son frère.
Bjane était son aîné de deux ans. En tant qu’homme, il avait eu l’obligation de suivre une instruction qui portait sur diverses matières pendant six ans. Ces années avaient passé à toute vitesse. Très souvent, le soir, Bjane lisait à sa sœur ce qu’il avait écrit durant la journée. Avide de connaissance, opposée à ce système favorisant le pouvoir des hommes, Sahna l’écoutait toujours avec empressement. La voix de son frère était très douce et non rugueuse comme celle de leur père. Durant ces moments, le frère et la sœur étaient très proches. Il n’y avait qu’eux deux, le son de la voix de Bjane et celle, plus discrète, de Sahna quand elle lui posait une question.
Mais plus que la règle pour les garçons de se former pendant six ans, une autre loi leur dictait de partir dans un autre comté pendant 3 ans. En effet, leur monde, Olwèn, avait souffert de guerres incessantes durant de longues années pour cause de rivalités entre les trois comtés d’Olwèn : Dag, Mali et Ryia. Lorsqu’au bout de plusieurs siècles de batailles entrecoupées d’armistices deux personnes tenant leur origine des trois royaumes étaient enfin montées sur le trône d’Olwèn, une paix fragile s’était enfin installée. Pour la maintenir, le couple royal avait décidé d’instaurer l’obligation pour leurs descendants de mêler à eux deux le sang des trois comtés. Concernant le peuple lui-même, Jodz et Latis Mara décidèrent de forcer les garçons à apprendre un métier durant trois ans dans un autre compté que celui dans lequel ils avaient grandi, afin de les forcer à découvrir Olwèn et ses habitants.
Peut-être n’était-ce pas le meilleur système, mais ce fut ce qu’ils trouvèrent de mieux pour tenter de maintenir la paix dans ce monde et jusqu’à présent, soit deux siècles après leur accession au trône, leur stratégie avait payé.
C’est ainsi que Bjane, deux mois plus tard, devait les quitter. Il avait une place dans l’administration d’une ville de Mali, à plus de cinq cents kilomètres de là. C’était trop loin pour se voir souvent, Sahna le savait. Elle n’ignorait pas non plus qu’après avoir passé seize ans aux côtés de son frère, toujours présent pour la réconforter et l’aider, la faire rire et enrager à la fois, se retrouver seule allait être excessivement difficile. De fait, elle n’arrivait pas à envisager la chose.
- Il y a un problème ?
Sahna, surprise, détacha ses yeux de la fenêtre. A la lueur d’une chandelle posée sur une petite table de nuit, elle vit que Bjane s’était déplacé au bord du lit. Penché en avant vers elle, ses mèches blondes lui cachaient presque complètement ses yeux verts mais ne l’empêchaient pas de remarquer son regard à la fois rieur et inquiet.
Pour la lecture de ce soir, Bjane lui avait proposé de monter dans sa chambre. Petite, elle était néanmoins très douillette. Pendant qu’il lisait, étalé de tout son long sur son lit, les pieds dépassant à son extrémité, Sahna se mettait très souvent sur le bord de la fenêtre, les bras serrés autour de ses jambes repliées contre elle.
- Tu m’as l’air bien absent pour quelqu’un censé prendre connaissance du savoir Olwènien !
- C’est que... Enfin… Je pensais à ton départ, murmura-t-elle doucement, sans le regarder.
Bjane se leva aussitôt, abandonnant son air moqueur. La poussant un peu, il s’assit à côté d’elle pour la prendre dans ses bras, comme il le faisait chaque fois qu’il voulait la consoler.
- Ne crois pas que j’aie envie de partir moi-même, Sahna. J’essaie de relativiser en me disant que ces trois années m’apporteront beaucoup. Je reviendrai avant la fin de cette formation, je te le promets. Et vous viendrez aussi. Lania est une très belle ville, bien plus grande qu’ici. Peut-être pourras-tu rester plus longtemps que nos parents ? Ce serait merveilleux.
Bjane fit une légère pause.
- Et je penserai fort à toi et aux parents. En attendant, je peux encore essayer de t’apprendre deux-trois choses qui t’aideront certainement à devenir une personne encore meilleure que tu ne l’es déjà !
La note d’humour qu’il avait tenté de transmettre n’eut pas l’effet voulu. D’un geste, il essuya la petite larme qui coulait comme une voleuse sur la joue de Sahna.
- Excuse-moi, je pensais te changer les idées en disant cela.
- Non, tu as raison, dit-elle en essayant de se reprendre. Il ne faut pas que je me torture déjà maintenant avec cette histoire. Tu es encore là, je devrais en profiter non ?
Bjane sourit devant l’effort de sa sœur qui levait les yeux vers lui, luisants de larmes.
- Exactement. Tu es donc à nouveau prête à m’écouter parler ?
- Tout à fait…
Son frère la regarda d’un air peu convaincu.
- Bjane, si tu ne recommences pas ton exposé, je vais me remettre à pleurer !
- Oui oui !! J’y vais de ce pas !
Il se remit en position en un instant, sous l’œil cette fois attentif de sa sœur.
- Dis-moi juste à quel moment tu as décroché, histoire que tu ne perdes pas le fil…

Marim Kandow préparait tranquillement le repas du soir. Elle s’activait paisiblement dans sa cuisine, surveillant sa marmite et les ardoises qui chauffaient la viande autour du feu tout en chantonnant une mélodie qui ne l’avait quittée de la journée. Une de ces chansons agaçantes, que personne n’apprécie mais que tout le monde chante pendant des jours et des jours, jusqu’à qu’une autre vienne prendre sa place. Cette fois-ci, c’était son fils, Bjane, qui la lui avait mise dans la tête le matin, en prenant son petit-déjeuner.
Elle soupira et reporta son attention sur le feu qui flambait dans un coin de la pièce. Les flammes s’élançaient joyeusement autour de la vieille marmite cabossée tandis qu’au sol, sur les quelques braises tirées hors du feu lorsqu’il avait été à point, les ardoises faisaient frémir de l’Ouaï, un petit animal des bois qui avait un goût absolument divin. Tout était presque prêt.
Marim vint humer le fumet de leur repas avec gourmandise. Son mari avait intérêt à ne pas être en retard, cette fois-ci. Tout en y pensant, elle jeta un coup d’œil par la fenêtre et ne put s’empêcher de sourire. Au bout de la route, Josy arrivait d’un bon pas. Battant au rythme de ses pas, son pardessus d’un noir encre le rendait un brin plus menaçant qu’il ne l’était en réalité. Car en dessous se cachait un être certes déterminé, mais très doux et d’une patience infinie. S’il l’avait pu, il se serait bien passé de son travail pour rester davantage à la maison. Mais les lois d’Olwèn en avaient décidé autrement et comme tous les autres jeunes gens de dix-huit ans, Josy était parti se former dans un autre compté : Dag. Dans ce comté, il avait alors choisi la première formation qui lui était tombé sous la main. Il n’avait guère réfléchi à l’époque et à présent, il pratiquait toujours le même travail. Marim savait toutefois que sous ses lamentations quotidiennes, son mari appréciait énormément son travail. Il suffisait de l’entendre en parler, cela ne faisait aucun doute.
De son côté, elle estimait avoir beaucoup de chance de pouvoir rester à la maison. Petits, Sahna et Bjane lui prenaient beaucoup de temps et d’énergie, mais à présent, elle avait l’occasion de pouvoir davantage voyager pour voir sa famille et également prendre davantage plaisir à pratiquer ses diverses passions.
Là où elle s’estimait néanmoins la plus heureuse, c’était en ce qui concernait leur maison. Marim avait été catégorique sur ce point, lorsque Josy l’avait demandé en mariage. Habiter dans un village où tout un chacun prenait plaisir à épier son voisin lui était intolérable. Son futur époux avait essuyé un regard chargé d’éclairs lorsqu’il avait alors émis l’idée de s’installer en ville. Il n’avait eu d’autre choix que d’accepter de construire cette magnifique maison en bois, sur deux étages, à quelques minutes du village, au bord de la forêt. Il avait fallu plusieurs mois pour la bâtir, et l’aide de nombre de leurs amis, mais le résultat en valait largement la peine.
La porte claqua avec grand bruit et Josy eut tôt fait de glisser la tête dans la cuisine, le regard brillant.
- Plus que d’être à l’heure Joz’, tu es en avance ! Que me vaut cet honneur ?
- Il y avait moins de travail que d’habitude, expliqua-t-il en l’embrassant. En tout cas, je vois que tu ne t’es pas ennuyée…
Tout en parlant, il louchait dangereusement sur la nourriture en train de cuire. Son nez frémissait sous les odeurs alléchantes qui se dégageaient de la marmite et des ardoises.
- Oui, eh bien si tu veux manger, tu peux appeler tes enfants, mon cher.
Elle fut aussitôt forcée de plaquer ses mains sur les oreilles suite au cri retentissant de son mari. Marim aurait dû savoir qu’il ne monterait pas à l’étage pour les faire venir. Avec une grimace, elle lui tendit alors une pile d’assiettes avec un regard qui en disait long.
Peu de temps après, dans la même pièce, tous mangeaient avec entrain. Pour l’instant, ils ne pouvaient utiliser la pièce de l’âtre* qui rencontrait pour lors un petit problème d’isolation. Josy avait promis d’y remédier d’ici le week-end, mais en attendant, ils se retrouvaient obligés de se serrer dans la cuisine pour prendre leurs repas.
L’Ouaï était dégusté comme il se le devait, accompagné d’un potage maison qui tournait la tête à toute la famille grâce au don culinaire de Marim. Ils étaient tous bien trop gourmands. Et cela ne les empêchait de loin pas de prendre la parole la bouche pleine.
- Alors papa, quelles sont les nouvelles ? demanda Sahna avec avidité.
Les cours de son frère ne touchaient pas souvent à la société même ou à l’actualité. Pour assouvir sa soif de connaissances, Sahna devait souvent attendre que son père rentre du travail pour l’écouter raconter ses histoires. Celui-ci se prenait facilement au jeu, touché par l’intérêt de sa fille pour le monde qui l’entourait.
- Les Laères ont à nouveau subi des attaques ! Quatre en un seul jour, vous vous rendez compte ! Encore et toujours par le gang des Vévés… Le jour où les Gardiens d’Or arriveront à mettre fin à leurs agissements, ils souffriront grandement et ces Laères pourront enfin respirer. J’ai croisé plusieurs de ces malheureux aujourd’hui et je peux vous dire qu’ils sont extrêmement tendus. Ils n’arrêtent pas de se retourner et marchent sans cesse en groupe de huit ou dix personnes.
- Vraiment ? s’étonna Bjane. Pourtant, à Holley, les Laères se comportent comme d’habitude.
- Visiblement, le gang n’agit qu’à Brige et dans les villages voisins. C’est ce qui enrage les Gardiens d’Or, justement. Les Vévés ne bougent pas, agissant toujours aux mêmes endroits et pourtant, ils n’arrivent pas à les attraper. Cela n’a aucun sens !
Sahna imaginait volontiers la rage que devaient éprouver les Gardiens d’Or, ces braves hommes au service de la protection d’Olwèn, face à de vulgaires voleurs salamains.













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