[Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre
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MessageSujet: [Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre   Lun 27 Oct 2014 - 20:59

Salut à tous ! Voici un concours duquel nous sommes partenaires et qui pourrait vous intéresser ^^

Tenez-nous au courant si vous participez !





Les Editions Edilivre organisent la 2ème édition de "48 heures pour écrire", le 1er concours d’écriture des pays francophones. Ce concours est gratuit et ouvert à tous ! Les lauréats se partageront plus de 12 000 € de lots à gagner.

Pour connaître le thème, Edilivre donne rendez-vous à tous les participants sur son site le vendredi 21 novembre à 19h. Les auteurs auront alors 48 heures pour écrire et envoyer leur nouvelle de 2 pages maximum.


Comment participer ?:
 


Les prix:
 


Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://www.edilivre.com/communaute/?p=53964

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MessageSujet: Re: [Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre   Mer 19 Nov 2014 - 13:54

Le thème sera dévoilé ce soir à 19h !

EDIT : je suis un boulet, en fait c'est le 21 que le thème sera dévoilé ^^'

Quelqu'un compte tenter le coup ? (:

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MessageSujet: Re: [Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre   Ven 5 Déc 2014 - 2:41

Oui oui, je suis très en retard, mais vaut mieux tard que jamais !

Alors personnellement j'y ai participé, c'était la première fois et je ne savais même pas que cela existait ce genre de concours.

Je me demandais donc, les gens ayant envoyés des textes auraient-ils envie de les partager ? C'était un sujet très large, je serais curieuse de voir ce que d'autres ont écrit à ce sujet. ^^
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MessageSujet: Re: [Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre   Ven 5 Déc 2014 - 13:27

Moi j'ai pas eu le temps de participer finalement... Je sais pas si d'autres personnes l'ont fait ! Mais si tu veux poster ton texte ici pas de soucis (:

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MessageSujet: Re: [Nouvelles] 48h pour écrire des Éditions Edilivre   Ven 5 Déc 2014 - 18:17

Oh, dommage ^^' Enfin si d'autres ont participé, je me ferais un plaisir de lire xD.

Bon bah voici le mien :


 Laura le sait, ce boulevard est toujours encombré à cette heure-ci. Elle regarde le temps qui défile sur l’horloge électronique de sa vieille Hyundai, se mordant la lèvre en voyant qu’elle sera encore en retard. La frustration lui donne envie de mettre ses deux paumes sur le volant pour appuyer bien fort sur le klaxon, même si cela ne lui apportera rien de plus qu’une douleur aux tympans. Prenant son mal en patience, Laura soupire par le nez et s’appuie la tête sur le côté de sa portière, consciente que cette erreur de plus lui sera payée en double. Benjamin est peut-être en chaise roulante, il n’en reste pas moins un as du crachat. Les éducatrices spécialisées perdent rapidement patience à ces attaques liquides, attendant Laura de pied ferme à la fin des cours. Mais au final, que peut-elle y changer ? L’éducation et la punition fonctionnent sur un enfant ‘normal’, mais pour un être à part comme Benjamin… les règles du jeu changent drastiquement. Toutes, sans exception.

La voie se libère, permettant à Laura d’appuyer un peu plus sur l’accélérateur. L’école est à peine à quelques minutes de là, elle le sait et doit faire preuve de contrôle pour ne pas trop dépasser la limite de vitesse. Jongler entre le travail et un enfant handicapé n’est pas facile, la seule chance de Laura de relaxer est lorsqu’elle envoie Benjamin en centre spécialisé une fois par mois. Le centre accepte de libérer la lourde charge de ses épaules quelques jours, le reste de sa vie étant uniquement construite autour de son fils. Laura ne peut pas faire autrement, lorsqu’on lui avait confirmé la maladie de Benjamin, elle avait compris qu’il demanderait absolument toute son attention. Les enfants normaux grandissent et gagnent en autonomie… pas lui. À dire vrai, grandir ne fait pas vraiment partie de ses options non plus.

C’est bon, elle vient de s’engager sur la rue de l’école. Arrêtant sa voiture dans le stationnement faisant face à l’établissement scolaire, elle voit aussi que Benjamin vient de sortir de l’école, avec l’éducatrice. Sa mine décomposée par la colère ne lui présage rien de bon pour ce soir, elle allait probablement aussi avoir droit aux assauts de salives. Tentant de se rassurer un peu avant de sortir, Laura ouvre sa portière et va tout de suite préparer l’arrière de sa fourgonnette. Avant elle conduisait une jolie voiture sport, mais les voitures sport n’avaient pas été créées pour transporter des chaises roulantes. Marchant rapidement vers la jeune femme qui est chargée de surveiller son fils, Laura tente de ne pas prendre une expression trop dure. Le stress la rend parfois sèche et malheureusement ce ne sont pas les éducatrices qui devraient souffrir de ses problèmes.Laura se penche vers son fils, dont le corps semble presque désarticulé vu comment il est assis sur sa chaise.

-‘ Bonjour Benjamin, maman est désolée, elle viendra plus vite la prochaine fois. Tu as passé une belle journée ? ‘


L’enfant garde une expression butée, ignorant complètement sa mère. Habituée à ce mutisme, Laura se tourne vers l’éducatrice. Celle-ci sourit, mais Laura n’est pas une idiote, elle sait tout aussi bien comment est Benjamin. Facile de sourire lorsqu’on est payé pour s’en occuper dans le jour, ce n’était pas elle qui devait vivre avec tout le temps. Ravalant sa salive acide, Laura s’éloigne un peu pour parler avec la demoiselle.


-‘ Il est fâché parce que je suis en retard ? ‘
-‘ Probablement. Il a répété pendant un moment qu’il voulait aller à la maison et ensuite il s’est tut. Il se plaint beaucoup dans le jour de ses maux de dos, j’ai accepté de le masser un peu, mais depuis il ne veut que cela. ‘
-‘ Je vois. Il a rendez-vous avec son pédiatre la semaine prochaine, je lui en parlerais. Merci pour tout, à demain. ‘
-‘ Bon courage. ‘

Laissant l’éducatrice derrière elle, Laura s’approche de son fils et l’observe quelques secondes, son cœur lui donnant l’impression de s’emballer. C’est comme ça depuis sa naissance, la seule chose qui retient la douleur, c’est lui. Comment réagirait Benjamin s’il voyait sa mère s’effondrer de chagrin ? Comprendrait-il que cela le concernait ? Il était difficile pour Laura de cerner la manière de penser de son fils. Quelque part au fond d’elle-même, elle savait qu’il comprenait ce qui l’attendait. Il n’y avait qu’à voir comment il regardait les autres enfants jouer entre eux. Toutes ces choses qu’il ne pouvait pas faire… Benjamin était condamné à souffrir physiquement, mais en plus, il devait regarder les autres évoluer autour de lui sans jamais avoir la chance de pouvoir faire pareil. Les jeux ? Non. Avoir des amis ? Pas vraiment. Il était seul dans son monde, côtoyant d’autres gens comme lui sans le voir.

Laura est consciente que son cas n’est pas nouveau, les enfants handicapés sont de plus en plus nombreux. Quelque part c’est presque une source de réconfort de savoir qu’elle n’est pas la seule, malgré la souffrance et les problèmes que cela entraine. Tous les jours des parents comme elle se lèvent, emprisonnés dans un temps ne semblant pas s’écouler. Ils font preuve d’un courage que beaucoup ne peuvent pas comprendre, formant des héros dans l’ombre. Ils supportent le poids de leurs enfants et tentent de leur offrir tout leur amour, mais ce n’est pas celui-ci qui les sauvera de leur espérance de vie si courte pour certains.  Combien de temps doit encore vivre Benjamin ? Il ne dépassera probablement pas la vingtaine. Laura prend les poignées de la chaise roulante et la pousse, le cœur lourd. Elle a mis au monde un enfant condamné à mourir sans avoir vécu. Et c’est avec ce poids sur la conscience qu’elle avance tous les jours, acceptant de se faire cracher dessus, d’avoir des crises de colère et de tordre toutes les sphères de sa vie, pour offrir un moment de bonheur à ce qu’elle a de plus cher.

Jusqu’à ce qu’elle mette de la terre par-dessus.


 


 
Alors le thème était sur le courage et cette histoire ne sort pas de mon imagination, ma mère s'occupe tous les jours d'enfants de ce genre. Les parents avec des enfants malades doivent faire preuve de ce courage tout le temps et je trouvais intéressant d'en parler.


C'était tout de mon côté xD
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