Critique de Ô si vieille Enfant
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MessageSujet: Critique de Ô si vieille Enfant   Mar 22 Mai 2012 - 22:15

Lâchez-vous, faites-vous plaisir, déchiquetez-moi si vous en avez l'envie tiens x)

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 0:27

Bon, comme je te l'ai déjà dit, je ne m'y connais pas trop en poésie, donc te faire une critique constructive est pour moi presque impossible...

Disons que j'ai bien aimé, particulièrement la dernière strophe, et le tout m'a l'air particulièrement bien écrit. Mais j'avoue que je suis assez réfractaire à ce style de poème, j'ai de la peine à "rentrer" et à ressentir vraiment ce qu'un adepte doit sans doute ressentir...

Et est-ce que c'est moi ou ce vers "En cette cabane clairsemée d’une folâtre Lueur" a beaucoup plus de pieds que les autres ?
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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 14:27

Ce n'est rien, je suis déjà bien content d'avoir ton avis ^_^

Ah, tant mieux Smile
Je comprends tout à fait, mon style est quelque peu inhabituel de nos jours aussi ^^, par ailleurs c'est mon "ancien" style, trop fermé et éloigné du lecteur par rapport à celui que je possède actuellement Smile. Selon moi, mon nouveau style, qui quand même l'évolution logique de celui-ci, est aussi beaucoup moins naïf et plus profond. Pour être franc, mes premiers poèmes romantiques, etc m'énervent plus qu'ils me plaisent >.<

Ah, non, en fait il ne faut pas s'attarder sur chaque "e" à la fin Smile Ça permet de varier le rythme dans les vers Smile Car, à part quelques vers, tout est en alexandrin ^_^

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 17:59

Aaaah voilà, j'avais oublié qu'on pouvait sauter les "e" si on voulait.

Bon ben je lirai un de tes nouveaux poèmes alors pour voir la différence (:
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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 18:29

Je ne suis pas spécialiste mais les "e" sont muets uniquement avant une voyelle ou en fin de vers non ? Avant une consonne ils sont toujours prononcés et comptés.

Sinon j'ai vraiment bien aimé ton poème, pour ma part je suis vraiment rentré dedans et je n'ai pas pu décrocher les yeux avant de l'avoir lu en entier ^^ en résumé que du positif, sauf pour ma part avec ces "e", des vers qui ne sont pas toujours réguliers.

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 18:49

Je l'ignore à vrai dire, mais si nous devions compter tous les "e", cela limiterait la poésie je pense, et considérons alors que c'est ma touche perso qui fait travailler les méninges Very Happy Et sauter un "e" bouleverse le rythme et procure un petit grain de folie, ainsi que la possibilité de dire plus de choses en un vers Smile (et comme j'ai la manie de toujours tartiner :p)

Ah, ça fait plaisir Smile Vous avez tous des avis différents, c'est génial Smile Mais malgré cela, vous paraissez au moins satisfait de votre lecture. Je suis vraiment content de mon travail Very Happy Ça me change un peu >.<

(Jock, pour ta signature, essaie : âmes en peine... ; juste pour la rime ^_^)

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 19:49

C'est la madame de français qui fait peur qui l'a dit (je suis traumatisé alors je m'en souviens), mais bon après ça ne casse pas le rythme ces "e" prononcé ou non donc oui c'est ton grain de folie de tartineur (j'invente des mots je sais) Razz

Oui tu peux en être satisfait de ton travail là ! Smile

(en fait c'est 2 vers d'un poème que je suis en train d'écrire mais c'est juste 2 rimes qui ne sont pas des rimes suivies x) )

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 23:25

Bon je t'avais promis une critique quand je serais plus en forme et surtout, plus inspirée, et ma critique la voici donc.
Comme je te l'ai dit par mp (raa je peux plus t'appeler Reck' TT), j'ai apprécié ton poème. La première lecture m'a beaucoup plus et j'aurais sans doute plus de positif que de négatif à dire. Enfin là-dessus je ne t'apprends rien.
Donc soit heureux d'apprendre que depuis hier, mes impressions n'ont pas changé et donc autant arrêté de te faire mariner et te dévoiler le fin mot de cette histoire et de la complexe réflexion que j'ai subi afin de pondre quelque chose d'à peu près correct (à mes yeux !)

Ô si vieille Enfant, dans les sillons de tes Paumes,
N’as-tu, à la tiédeur de tes Yeux harassés,
En cette cabane drapée d’un suave chaume
Perçu la Flamme de tes Romances passées ?

J'aime beaucoup ce couplet. Directement, il m'a plongé dans un de mes romans fantasy préféré. Je ne sais pas si tu as lu Rhapsody. Si c'est le cas alors nous pourrons en parler pendant des jours, et si tel n'est pas le cas je te le conseille fortement. Quoiqu'il en soit, il est question dedans de l'Enfant Endormie, la protectrice de la terre qui ne peut (et surtout ne doit pas), se réveiller. Voilà pour l'épisode nostalgie et souvenirs.
D'un point de vue syntaxique, on sent bien la richesse de ton vocabulaire. Ceci allié aux tournures de phrases recherchés forment une sorte de portail temporel. L'on pourrait se croire (encore une fois), plongé dans un roman fantasy. C'est très agréable à la lecture. Tu fais de bons alexandrins, tout en arrivant à garder un sens à ta phrase, qui conserve également cette dimension assez mystique.
L'allitération en "t" nous met par ailleurs, directement dans le poème. Des le premier vers, tu nous transporte dans ton poème. J'ai été littéralement happée, sans pouvoir détacher mes yeux. Cette allitération ajoute également une note symphonique qui revient tout au long du couplet. Un rythme profond comme un battement de cœur. Le coup d'une batterie. Une "Rhapsody" (et oui encore une fois).
Bref, premier couplet très prometteur devant lequel je me croirais assise en train de lire un roman fantasy avec du métal en fond sonore^^.

Ô si vieille Enfant, dans les râles de ton Cœur,
N’as-tu, à l’impudence de tes sourds tympans,
En cette cabane clairsemée d’une folâtre Lueur
Entendu l’Écho de tes douces Nuits d’antan ?


Deuxième strophe maintenant. J'ai autant aimé que la deuxième. Toujours cette vision de l'Enfant Endormie. Je vais sans doute arrêter avec ce livre sinon je vais t'en parler jusqu'au bout. De même, je ressens toujours le rythme lent mais la frappe sourde de la batterie qui résonne au cœur de mes oreilles (mes tympans à moi ne sont pas sourd). Il y a également un certain rythme visuel, tout comme ta première strophe, qui s'accorde à celui oral, grâce aux majuscules que tu imposes à certains de tes mots. 3 dans le premier et dernier vers, une dans l'un de ceux du milieu. Il y a une régularité qui s'allie parfaitement à la mélodie du poème.
Personnellement, pour faire un peu dans le négatif (si on peut appeler ça du négatif), j'aurais juste mis une virgule après folâtre Lueur. On enchaîne de suite sur le dernier vers, alors que nous étions coupés dans notre élan au 2ème vers. Une pause entre les deux serait la bienvenue et permettrait de mieux savourer le dernier vers.
Bien évidemment que des alexandrins, sauf ton 3ème vers. Alors il est vrai que selon les quelques règles de la poésie, les "e" qui se trouvent avant une consonne comptent. Sans compter ses "e" tu obtiens un alexandrin parfait mais, poétiquement parlant, ceci n'est pas un alexandrin. Personnellement cela ne m'a pas du tout dérangé, au contraire. C'était assez fluide, comme un petit solo venu s'incruster à la mélodie avant de la laisser reprendre le rythme. Un petit solo "folâtre".
Donc 2ème strophe qui s'accorde parfaitement avec la première et la rejoint dans le rythme, la mélodie, tout en gardant quelques différences, comme ton "faux" alexandrin et la différence de majuscules.

Ô si vieille Enfant, ton visage tant humide,
Mouillé de ces durs Sanglots,
Qui en secret dans les Vaux
S’engouffrent, n’est plus de la Beauté limpide
Dont jadis tu ensorcelais les Hommes candides.


Ici on abandonne les petits alexandrins du début. La mélodie varie, part sur un tout autre couplet. Les majuscules, bien que toujours présentes, ne sont plus le reflet de tes premières strophes.
Ici j'ai eu un peu plus de mal. Ton troisième et quatrième vers, toujours selon mon, s'adaptent mal. Pour ta défense, je dirais que chevaucher des vers n'est pas du tout aisé et qu'il faut bien savoir manier cette figure de style pour que ça s'ancre bien dans le poème. Ici, alors que j'étais absorbée dedans, j'ai ressenti une brusque rupture qui m'a ramené à la réalité. J'ai trouvé ça dommage. En la relisant, je trouve cette strophe assez maladroite. J'ai également eu un peu de mal avec les rimes.
Après, si je ramènes à ma métaphore de la Rhapsody, une mélodie connait aussi des hauts et des bas. Tu nous avais dévoilé la mélodie principale, le petit refrain agréable avec tes premières strophes, assez semblables l'une et l'autre, et soudainement, tu coupes tout en incorporant un changement de rythme. Tu dévies sur une autre tonalité, surprenant ainsi ton lecteur. C'est une très belle tentative. Un peu maladroite, certes, mais le principal est d'essayer et ce n'est pas si mal que ça. Enfin pour moi la rupture a été trop brute et j'ai du recommencer ton poème pour me remettre dedans.
Néanmoins j'apprécie ton dernier vers qui est une ouverture vers le premier de ton avant-dernière strophe... que voici :

Ô si vieille Enfant, ton Esprit plus n’est lucide.
Ne larmoies-tu point sur le terrible éphémère ?
Sur ces sublimes Reflets dont tu savais l’enfer ?


Comme je le disais, ici tes yeux sautent directement de la fin de la 3ème strophe vers la 4ème. Encore une fois, avec ce début de vers qui se raccorde avec les autres strophes, tu nous remets dans la mélodie de ton poème. J'ai beaucoup apprécié cette strophe. Il y a un bel alliage de "r" et de "m". L'un se veut agressif, un roulement, un grondement comme une prévention, un message d'une menace future ? L'autre, en revanche, rééquilibre la balance. C'est comme un murmure, une atténuation de cette agressivité, un petit chuchotement doux qui se veut rassurant. Bref joli petit mélange.
On revient à un mini rassemblement de tes 2 premières strophes, notamment avec le regroupement de tes deux questions et la réapparition des alexandrins (idem, ton derniers vers comportement 13 syllabes. Un "e" en trop). Mais cela rejoint aussi assez bien le long vers de ta 2ème strophe. Donc en un tercet, tu nous apportes un agréable remix de tes 2 premières strophes, redonnant une tonalité assez identique qui conserve tout de même une certaine authenticité.

Ô si vieille Enfant,
Pareille à une Fleur sur les berges du Temps,
Viens, notre Mère t’attend…


Autant te le dire de suite. Avec ta première strophe, celle-ci est ma préférée. Juste un tercet pour le final. Des vers courts mais qui gardent ce même langage soutenu et épique. Les points de suspensions montrent un final qui n'en est pas un. Une fin ouverte, un questionnement sur le "après", qui laisse libre court à notre imagination. Bref, un final parfait. Le "Ô si vieille Enfant", que l'on avait l'habitude de voir associé, se retrouve seul, comme enfin libéré des chaînes que tu lui avais mis au travers des vers et de la musique pour rejoindre finalement la "Mère" au travers du temps. J'ai également beaucoup apprécié la comparaison avec la "Fleur" qui rejoint non seulement le titre de ton recueil mais qui est aussi un beau clin d'oeil à Baudelaire. L'union du "Temps" et de la "Fleur" se révèle très intéressante et originale. En effet, la fleur, si fragile, si éphémère, comparable à l'homme parce qu'elle est effectivement sujette au temps. D'un bourgeon, elle grandit, s'épanouit, fleuri, avant de se flétrir et mourir. Une belle association de mots :"Enfant", "Fleur", "Temps" et "Mère".
Un poème qui se termine en musique, mais doucement, laissant encore planer la symphonie dans notre esprit.


J'ai fini pour la décomposition des strophes. Comme tu vois, il y a beaucoup plus de positif, ce qui rejoint ce que je disais tout à l'heure. J'ai beaucoup apprécié ton poème.
Il était empreint d'un lyrisme très mélodieux. Une symphonie avec des hauts et des bas. Le riff avec tes 2 premières strophes, un petit break avec ta 3ème strophe, le retour du riff mais plus écourté avec ta 4ème et la conclusion pour finir en beauté mais doucement.
Ton introduction à chaque strophe permet de garder tout de même une petite régularité très appréciable au fil du poème. Il nous entraîne dans un début répétitif qui ne l'est pas tant que ça au fur et à mesure que tu construis ton univers. Comme je te le disais, les deux premières strophes se rejoignent beaucoup. Déjà au niveau de la syntaxe, avec les questions posés, ouvertes avec "dans les sillons de tes paumes"/"dans les râles de ton cœur". Puis la 3ème et la 4ème présentent plus des constatations :"ton visage", "ton esprit", avant de finir complètement seul.
Très beau poème durant lequel tu m'as fait voyager en musique. Il y a quelques maladresses mais c'est normal et je suis sûre que tu maîtriseras bientôt cette branche de la littérature. Ton style je l'aime beaucoup. Un langage soutenu, un vocabulaire riche, un monde plus plongé dans le fantasy. Il fait rêver et planer, voyager beaucoup aussi.
Et c'est là que je me rends compte que je me répète du coup je vais arrêter ici puisque je ne suis plus très productive. Puis je viens de me rendre compte que j'ai pondu un pavé mais je suis sûre que tu vas tout lire (sinon c'est simple, je me fâche et je te mords !).
Si j'ai quelque chose à rajouter je le ferais. Continues-comme ça, je m'occuperais de ton autre poème un autre soir que celui-ci^^
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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Mer 23 Mai 2012 - 23:57

Sans déconner Rin x)... J'ai failli pleurer de voir une telle critique !:$ Je m'attendais à plein de choses, mais certainement pas à ça :$

Nan, mais là, je ne sais plus trop quoi dire... si ce n'est merci...

*Allez, Reckounet, on se ressaisit u_u*
Bon, hum hum ^^
Merci à toi pour cette critique si détaillée et précise sur tes émotions, ressentis et appréciations, j'en ai été agréablement surpris et ravi même ! En te lisant, je me demande si j'ai fait un bon choix, si j'ai bien fait d'évoluer dans mon style, mais ton opinion sur mes autres poèmes pourront très certainement infirmer ou non cette atroce pensée.

Ce poème est en effet bâti sur l'idée d'une fleur, d'une chose putrescible mais qui, un temps au moins, peut devenir belle et merveilleuse. La nature est l'élément qui lie tous mes poèmes, ou presque, et le thème, l'inspiration de la fleur revient très souvent, notamment dans Fleurs Ecarlates, dont les conclusions des poèmes de la deuxième partie sont autour d'une fleur. Par ailleurs, je suis souvent inspiré par l'idéal d'une Mère, de Gaïa, donc de cette terre-Mère à l'origine de tout, où les vies se mêlent en fleurs et vent, en tout et rien.

C'est à la suite d'une rupture que mon style s'est dégagé de l'emprise romantique, tout est beau, tout est éternel, je faisais dans le naïf. Certes, cela pouvait être agréable à lire, bien que j'en sois-même ennuyé, mais bon, peut-être à l'occasion en posterais-je un. Et donc, ce poème s'inscrit durant une période transitive, une période où j'ai commencé à perdre un certain équilibre, où je me suis aperçu du poids de la réalité, fait ô tant douloureux. J'ai assisté impuissant à une remise en cause de mes principes, de mes valeurs, alors je me suis demandé ce que je faisais à rester inerte dans mon univers. Si je ne peux pas la maîtriser, je peux au moins y marcher, au moins arpenter quelques sentiers pour rechercher quelque chose d'inconnu, peut-être. Ainsi, est-il un peu comme une sorte de repère et d'hurlement intrinsèque à la fois.

C'est devenu cela mes nouveaux poèmes, quelques pans de coeur que j'arrache et que j'écris, que je compose pour tisser mon nouveau recueil "L'Ile aux rouges Fleurs", ile imaginaire qui aura une intrigue subtile mais bien présente et qui guidera l'oeuvre. je ne rédige que de mon imagination, je pense ma réalité, mes réalités. Je détesterai me verser dans la réalité d'une chose que je pourrais palper, regarder, contempler, ce serait un véritable dégoût, une répugnance envers la réalité qui lacère toujours mon esprit et qui m'accorde jamais que des déceptions et des peines.

Je t'avouerai être assez perdu dans mon commentaire, je pense avoir plutôt expliquer ma façon d'écrire qu'autre chose, m'enfin... je le reprendrai peut-être demain, dans un moment moins houleux de mon existence ><. Il me semble avoir plein de choses à dire, à discuter sur ton avis pour apprendre de ma propre vision.Cependant, je voulais au moins dire que je ne connais pas Rhapsody, mais que du fait, je m'en chargerai après mon bac Smile


Edit :
Ô si vieille Enfant, dans les sillons de tes Paumes,
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Perçu la Flamme de tes Romances passées ?

Hélas, je ne puis faire l'analogie avec Rhapsody, mais il est certain que la présence d'une certaine idée en relation avec la terre, la nature n'est pas à ignorer.J'ai acquis une certaine habitude de l'alexandrin du fait notamment de mes premiers poèmes, plus entravés dans les règles que ne l'est celui-ci ou les autres. Et pour cet écrit, j'avais une idée assez concise dans mon esprit, quelque chose de mystérieux, de sensuel à la fois, et qui saurait captiver le lecteur. Mais chose étrange s'il en est, c'est qu'il m'est bien rare que je ressente les émotions que je mets moi-même dans mes textes, j'ai un tel recul par rapport à eux que je passe mon temps à les critiquer et à les imaginer peut-être autrement. Oui, l'allitération en "t" permet de m'adresser à la fois et à ce personnage imaginaire, que le lecteur même ignore, ainsi que ce dernier. Pour le côté "fantasy", il me vient de l'écriture de mon roman, et de mes réflexions à propos de celui-ci durant cinq bonnes années, roman que je n'ai cessé de refaire et refaire et refaire x)

Ô si vieille Enfant, dans les râles de ton Cœur,
N’as-tu, à l’impudence de tes sourds tympans,
En cette cabane clairsemée d’une folâtre Lueur
Entendu l’Écho de tes douces Nuits d’antan ?

Ah, je suis vraiment ravi que cela t'ai plu Smile (mes tympans à moi comment peut-être à l'être un peu :p). Je mettais principalement des majuscules pour faire ressortir l'importance des mots, et impulser ainsi le poème d'une autre façon. Cependant, cela est quelque chose que je ne fais plus que rarement à présent, sans doute mes poèmes nouveaux s'y prêtent-ils peut-être un peu moins.
Tu as tout à fait raison, et je ne sais d'ailleurs pour quelle raison, je n'ai pas mis de virgule ici. La ponctuation est pourtant quelque chose que je travaille et que j'étudie particulièrement, curieux que ceci m'est échappé, mais je vais le rectifier de ce pas. Le non-respect de cette règle poétique est, semble-t-il, l'un de mes péchés mignons, je me laisse porter par mes pensées et peu importe que l'on doive ou non prononcer ce "e", c'est une transgression que j'assume de tout coeur et qui j'espère pourra paraître comme une sorte de signature. Un signe de reconnaissance. En faisant ainsi, il me semble obliger le lecteur à participer au poème, il doit choisir quel "e" prononcer ou non lorsque je lui en laisse le choix, le tout en conservant la forme de l'alexandrin par les indices qui lui sont laissés au travers des autres vers.


Ô si vieille Enfant, ton visage tant humide,
Mouillé de ces durs Sanglots,
Qui en secret dans les Vaux
S’engouffrent, n’est plus de la Beauté limpide
Dont jadis tu ensorcelais les Hommes candides.

A vrai dire, je voulais faire un sonnet si mes souvenirs sont bons, mais cela m'a énervé de me renfermer dans une forme bien précise. Alors, pour cette raison, ainsi que pour s'inspirer du thème, car c'est aussi un avertissement, un murmure pour dire que tout flétri, que tout s'éteint un temps, pour faire revenir le personnage à la dure réalité j'ai fait cette coupure. Par ailleurs, c'est aussi pour montrer les pleurs de la femme, des pleurs qui se sont accélérés qui tombent pus vite avant qu'elle ne retrouve une certaine raison, une certaine morale.
j'ai conscience que la rupture est un peu brute, et si cela est maladroit je m'en excuse, car cela devait être ma réelle première tentative d'ainsi perturber un poème en modifiant le rythme, une envie subite que j'ai réalisée du mieux que j'ai pu alors.

Ô si vieille Enfant, ton Esprit plus n’est lucide.
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Sur ces sublimes Reflets dont tu savais l’enfer ?

Ceci est-il du aux rimes identiques de la fin de la 3ème strophe et du début de la 4ème ?Il ne me semble pas avoir réellement désiré ce mélange, enfin pas dans un sens où je l'ai soigneusement préparé. j'ai plutôt suivi la beauté des mots qui se liaient entre eux, écoutant l'émotion qui en ressortait, et si l'union du "r" et du "m" est si agréable, c'est que j'ai bien fait de me laisser prendre au jeu de mes vocables.
Raaaaaaah, ces "e" m'ennuient x). n'est-il pas plus joli de ne pas tenir compte du "e" de "sublime" ? Cela permet une plus grande fluidité du vers, de la question ? Tout ceci, plus le mélange, qui assure une certaine persuasion dans les questions au personnage, et au lecteur.

Ô si vieille Enfant,
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Mes conclusions sont généralement mes moments préférés, car c'est là que je peux donner un point d'orgue au poème, ou contraire le briser une fois pour toute.Généralement, je m'en sers pour l'embellir et ouvrir vers l'esprit une réflexion obsédante. Puis, au-delà du fait que l'Enfant est désormais libre, qu'elle retourne à sa mère, l'on vient du même coup à s'interroger sur l'identité du narrateur. S'il sait que la Mère attend, qui peut-il être pour ainsi tendre la main vers l'Enfant et l'amener avec lui ? Ah, la fameuse comparaison avec la fleur, idée qui m'est venue par le nom de mon recueil dans ma période transitive et qui sera présente dans sept poèmes, en conclusion Smile. Le fait de m'en servir ainsi exalte cet aspect de la fleur, la rapprochant de notre statut pour que nous puissions enfin nous identifier et trouver un repère imaginaire. Oui, elle est comparable à l'homme, de plus l'écarlate se réfère au sang, rouge (^^), ce qui établit un lien d'autant plus grand. Mais pour revenir au "Temps" et à la "Fleur", je me souviens avoir passé une bonne dizaine de minutes pour trouver la formulation correcte qui me laissait l'opportunité de dessiner un alexandrin ^^.
Je suis donc ravi moi-même par al fin si elle laisse une telle sensation en l'esprit !Very Happy


Oui, et j'en suis rassuré :p Ca me fait plaisir aussi ^_^. Il me semble que c'est l'un des rares poèmes où j'utilise l'anaphore en début des strophes, il faut bien garder un peu de mystère et ne pas lasser le lecteur :p. je suis super heureux de lire tout cela, de voir quelles peuvent être les qualités de mon poèmes ainsi que ses défauts Smile
Je pense avoir toujours quelques maladresses, ce ne serait plus marrant sinon, mais mon style s'est affirmé depuis et j'attends de savoir s'il s'est bien drapé d'une évolution satisfaisante, ou si au contraire il s'est dégradé.
Comme je l'ai dit beaucoup plus haut, je vis dans le fantasy, je ne cesse de bâtir des mondes, plutôt de bâtir un monde que je transforme sans cesse. C'est d'ailleurs cette perpétuelle métamorphose qui fait que je ne peux pas écrire mon roman, trouvant toujours de nouveaux éléments, de meilleures choses à exprimer et bouleversant l'écriture déjà en place. Ne t'en fais pas, j'ai tout lu et t'en remercie vraiment !Very Happy. Je pourrais aussi poster le début du prologue de mon roman, la version refaite, c'est selon moi la plus belle chose que j'ai pu rédiger, sans aucune prétention, et c'est aussi cela qui fait que je ne l'écris plus, de peur de le gâter x)(et parce que j'ai pas le temps de m'y consacrer)

Donc, voilà, merci pour ta critique, cela m'a fait très plaisir Smile

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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Jeu 24 Mai 2012 - 21:17

Bon et bien je suis heureuse de constater que ma critique n'a pas été écrite veinement et qu'elle t'ai donné matière à réfléchir.

Le fait de m'expliquer ta façon de rédiger m'aide également à mieux comprendre le fond du poème. Personnellement j'attache une grande importance aux sources et à l'intuition. Le fantasy est quelque chose que nous partageons en commun. Je l'ai immédiatement senti dans ton poème. L'imagination est un univers tellement infini et vaste que je ne peux moi-même pas puiser dans la réalité, rendant ainsi mes écrits beaucoup trop... véridiques. Ils connaitraient inévitablement une fin qui ne cesserait de me chagriner.

Enfin assez parlé de moi. Je te fais une courte réponse. Je suis fatiguée mais mon esprit est beaucoup plus ouvert lorsque je suis morte de fatigue xD. Alors peut-être que je trouverais le courage de critiquer ton autre poème et ainsi pondre une autre critique.

La présence de la Nature est également flagrante dans ton poème et même dans ton style. En ce qui concerne tes maladresses, elles font aussi la force du poème. Tes petites erreurs se relient étrangement les unes aux autres, ce qui ne les rend donc pas particulièrement choquante.

Je terminerais en ajoutant que ce serait un véritable délit de ne pas lire Rhapsody et je pense que toi qui est si proche de la nature, tu ne pourras qu'apprécier l'histoire pleine de lyrisme et de naturel de cette écrivaine.

P.S : je lirais ce début de prologue avec plaisir. Et je suis comme toi, je n'arrive pas à terminer mon roman parce que chaque fois que je le relis je suis insatisfaite et que d'autres idées viennent m'envahir l'esprit et que tous mes romans roupillent au fond de mon placard tellement je les ai retravaillé... les pauvres !
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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   Jeu 24 Mai 2012 - 22:18

Ah, non, je te rassure, tu as fait tout ce pavé pour absolument rien, non mais oh !... >.<

De même, et il est plaisant de pouvoir les deviner au travers d'un texte, de l'étudier, l'analyser et ainsi savoir à qui il appartient. Le fantasy m'émerveille vraiment, tout est possible, mais hélas cette liberté se condamne par l'usage seulement d'une feuille blanche, car c'est là seulement que toute sa grandeur saurait s'exprimer. Un endroit où tout est sans pour autant réellement paraître, le fantasy. Alors ce que je recherche, c'est une écriture qui pourrait me permettre de rédiger des feuilles blanches avec des mots, d'en dire autant, d'où sans doute mes longues descriptions lyriques dans mon prologue (que je vais poster après Smile). Pour la fin, cela est complexe, j'ai déjà pensé à des tas de conclusion, un final ouvert sur une question ou des points de suspension, la mort du héros qui est en fait sa renaissance, une multitude de choses est possible. Le fait que tout soit envisageable est dérangeant, puisque nous ne pouvons pas tout dire.

Pas de problème, t'en fais pas :p. La fatigue désinhibe et on se sent mieux, c'est souvent dans l'état de fatigue qu'on écrit le mieux ^^. Te presse pas hein ^^

La Nature est un peu comme le rouage central de mon existence, et même s'il se fait rare, et certainement assez moqué socialement, je me voue à un idéal de Terre-Mère. Mais enfin bref :p Mes erreurs sont talentueuses, que veux-tu ?><

Je dois avouer être en manque de bons livres, et que mon envie de littérature et mon estime de celle-ci s'est pas mal dégradé depuis que je suis rentré en série L, comme pour les sciences quand j'étais en S x). Alors, s'il existe de bonnes œuvres, je serai curieux de les connaître !Smile

PS : Je vais le poster d'ailleurs, mais ce n'est pas très long. Et à cela s'ajoute la maturité croissante, l'évolution continue de notre style qui fait qu'un an après, on a envie de tout changer >< Ce qui m'a fait jeter mes 70 pages de mon roman précédent, roman que je travaille de puis 5 ans (mon dieu><) pour en écrire trois ^^. Par contre, cela reste un plaisir de sortir du placard ces ébauches, ce sont des souvenirs agréables (selon moi :p)

_________________
"Il y a, par nos yeux, toute la révélation conceptuelle de notre monde. il y a, par notre cœur, toute la révélation existentielle de ce monde."
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MessageSujet: Re: Critique de Ô si vieille Enfant   

 
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